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Ximi : ce qu’il fait bien, ce qu’il ne fait pas, et comment le combler

Réponse courte

Ximi couvre large : planning, télégestion, facturation, paie, RH, application pour les familles. Il est référencé Ségur pour les dossiers usagers informatisés. Ses zones d’ombre, d’après 13 structures sous Ximi que j’ai rencontrées : des informations ressaisies à la main, un téléphone qui reste à côté de l’outil, un accès à l’API qui passe par l’éditeur. LibertadIA se branche sur Ximi pour les combler, sans le remplacer.

Par Martin Schappler · mis à jour le · 2 sources

Que fait bien Ximi ?

Ximi est le logiciel que je croise le plus. 13 des 29 structures que j’ai rencontrées travaillent sous Ximi (au 27/09/2026). Son éditeur, Xelya, annonce plus de 1 200 structures équipées.

Sa première force, c’est la couverture. Selon l’éditeur, Ximi réunit le planning, la télégestion, la facturation et la comptabilité, les RH et la paie, la relation client et les statistiques. Pour un dirigeant, c’est un seul outil à faire vivre.

Sa deuxième force, c’est la conformité. Ximi est référencé Ségur pour les dossiers usagers informatisés depuis juillet 2023 (vague 1, référentiel « MS1 »), selon l’Agence du numérique en santé. Son éditeur annonce aussi la conformité Chorus Pro pour la facturation.

Ximi Family ouvre aux familles le suivi des interventions et un canal sécurisé avec l’agence, selon l’éditeur.

Ximi a une API. Un outil extérieur peut y travailler au nom de votre agence, sans partenariat avec l’éditeur. Certaines fonctions sont en option.

Enfin, l’éditeur avance sur les remplacements. Selon Xelya, son outil Plizi cherche les intervenants disponibles quand une absence tombe, et vos coordinateurs valident.

Quelles sont ses zones d’ombre ?

Aucun logiciel ne fait tout. Chez les 13 structures sous Ximi que j’ai rencontrées, les douleurs les plus citées sont le recrutement (7 sur 13), puis le planning et les remplacements urgents (5 sur 13). Elles ne viennent pas toutes de l’outil.

Trois limites reviennent autour de Ximi lui-même. Chacune est citée par 4 structures sur 13.

Des informations ressaisies à la main. Double, parfois triple saisie : pour être centralisée dans Ximi, l’information doit être retranscrite. Chaque ressaisie prend du temps. Chaque oubli crée un trou.

Le téléphone reste à côté de l’outil. Appels perdus, non tracés, ou reçus hors horaires. Tant que la téléphonie n’est pas reliée au logiciel, chaque appel à tracer se saisit à la main.

Un accès qui dépend de l’éditeur ou du franchiseur. L’API existe. Mais l’accès passe par un identifiant attribué par Xelya. En franchise, il faut d’abord savoir qui l’ouvre.

D’autres sujets reviennent, moins souvent. Les prospects et les prescripteurs à relancer (4 sur 13). La facturation et les tiers payeurs (3 sur 13). La vue d’ensemble sur plusieurs agences (3 sur 13). Le savoir concentré sur une seule personne (3 sur 13). Les transmissions et les signaux faibles (2 sur 13).

Comment LibertadIA les comble‑t‑elle ?

LibertadIA ne remplace pas Ximi. On se branche dessus, par son API, pour traiter ce qu’il ne fait pas.

  • La ressaisie. FluxCare rattache à la fiche du bénéficiaire, dans Ximi, les mails qui le concernent. En cas de doute, il vous demande de choisir. C’est en service chez une agence cliente.
  • Le téléphone. TelSAP décrochera quand personne ne peut répondre, et transmettra le reste avec un résumé. Il est en cours d’installation chez une agence sous Ximi.
  • Les remplacements. PlaniFlow pourrait lire le planning de Ximi par l’API. Aujourd’hui, c’est une démo sur données fictives. Xelya travaille aussi ce sujet avec Plizi : on regarde d’abord ce qui est activé chez vous.
  • Le recrutement. RecrutFlow est en construction.
  • Les transmissions. SignalFlow est en construction, avec Ximi en priorité.

Que vérifier d’abord avec Xelya ?

Avant de promettre quoi que ce soit, on pose quatre questions.

  1. L’API est-elle activée pour votre agence ? Et avec quels droits : lecture seule, ou écriture aussi ?
  2. Combien coûte‑t‑elle ? L’API est payante côté éditeur : une mise en service, un abonnement, une consommation. Le devis vient de Xelya.
  3. En franchise, qui ouvre l’accès ? L’agence, le franchiseur ou l’éditeur.
  4. Plizi est-il activé, ou prévu ? Si oui, on regarde ce qu’il couvre déjà, pour ne pas construire en double.

Ces réponses se demandent par écrit, dès le premier jour. Sans accès, aucun projet ne démarre.

Questions fréquentes

Faut-il quitter Ximi pour automatiser ?

Non. LibertadIA se branche sur Ximi par son API. Votre équipe garde son outil, et les zones d’ombre se comblent par-dessus.

L’API de Ximi est-elle payante ?

Oui, côté éditeur : une mise en service, un abonnement et une consommation. Le coût exact se demande à Xelya, pour votre agence.

Et Plizi, l’outil de remplacement de Xelya ?

Selon Xelya, Plizi cherche les intervenants disponibles quand une absence tombe, et vos coordinateurs valident. S’il est activé chez vous, on regarde d’abord ce qu’il couvre déjà.

En franchise, qui ouvre l’accès à Ximi ?

Ça dépend du réseau : l’agence, le franchiseur ou l’éditeur. C’est la première question à régler, avant tout projet.

Sources

  1. Ximi, site de l’éditeur Xelya, consulté le 26 octobre 2026.
  2. Agence du numérique en santé, solutions référencées Ségur (filtre Ximi), consulté le 2 octobre 2026.

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